Des enfants abandonnés par la république

Le 19 janvier dernier, la chaîne M6 diffusait, dans le cadre de l’émission « Zone interdite », un reportage sur les enfants placés en foyer de l’ASE (« Aide Sociale à l’Enfance », qui remplace la DDASS). Ainsi que l’énonce le résumé introductif, « dans plusieurs foyers de l’ASE, les journalistes ont rencontré du personnel non qualifié, recruté sans diplôme, sans contrat et, pire, parfois sans contrôle de casier judiciaire. En conséquence, les statistiques sont accablantes : 70% des enfants placés sortent de l’ASE sans diplôme, 20% sont atteints d’un handicap physique ou mental, un SDF sur quatre est un ancien enfant placé ».
Ajoutons que 50% des jeunes sont en décrochage scolaire et se retrouvent livrés au plus grand désœuvrement. Un enfant a agressé sexuellement ses camarades pendant six ans. Un éducateur envoie un message d’appel au secours – « je n’en peux plus » - mais les portes de l’ASE ferment à 17h…
Dans l’un des foyers, un père de famille dont on avait placé sa fille à l’ASE du fait de sa situation économique précaire, apprend que celle-ci s’adonne à la prostitution depuis l’âge de 12 ans. En effet, il est très facile de s’échapper d’un foyer ASE et les éducateurs sont trop peu nombreux pour partir à la recherche d’une enfant qui fugue. De nombreux rapports remontent aux responsables concernés : le département, le juge pour enfants, le président de l’Association qui gère le foyer, entre autres, sans que des actions soient entreprises.
Les éducateurs les plus compétents tirent tous la même conclusion :

« C’est tout le système qui est en cause. On ne sait plus quoi faire »

Comment peut-on arriver à une quelconque efficacité quand la responsabilité est partagée entre un grand nombre de personnes : l’éducateur, un spécialiste du trouble du comportement, une psychologue de la médiation des animaux, une masseuse, le président de l’Association, le directeur du foyer, le département, le juge pour enfants, etc ?

On a voulu construire une société sans Dieu. Voilà le résultat

D’aucuns diront : il nous faut un gouvernement fort, qui sanctionnerait sévèrement les responsables et tout pourrait s’arranger. Oui mais 1) la culture républicaine s’oppose au principe même d’un gouvernement fort ; 2) même s’il y a des éducateurs de bonne volonté et munis d’un grand cœur, si l’encadrement n’est pas dans le même état d’esprit, ils finiront par se décourager.

Seul un esprit commun, basé sur l’amour

peut apporter à ces enfants l’affection dont ils ont besoin

Et cet esprit commun doit être partagé par tous, de la base au sommet. En clair, c’est un Etat chrétien qu’il faut, en remplacement de la république. Rappelons que l’article 4 de la déclaration des Droits de l’Homme de 1789 déclare : « fais ce qu’il te plait, du moment que tu ne gênes pas autrui ». Ce n’est pas la loi de l’amour.
Probablement faudrait-il fermer tous ces foyers et placer les enfants dans des familles d’accueil qui pourraient leur apporter de l’affection et de la tendresse. Mais la république veut détruire la famille…
Et il faudrait remplacer tout le corps de travailleurs sociaux par les congrégations religieuses, comme cela existait autrefois.

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